Liste des charges récupérables : le guide pour régulariser

Publié le 13/08/2026

Charges récupérables | Liste, calcul et régularisation

L'essentiel à retenir : les charges récupérables sont des frais liés à l'usage quotidien du logement, comme l'eau, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères ou l'entretien des communs. En tant que bailleur, vous avancez ces sommes et les régularisez annuellement selon les dépenses réelles. Ce mécanisme, strictement encadré par le décret de 1987, garantit une gestion transparente et protège votre rentabilité.

Le décret n°87-713 liste précisément chaque dépense que vous pouvez refacturer à votre occupant, de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères à l'entretien de l'ascenseur. Mais savez-vous exactement quels frais de copropriété restent légalement à votre charge exclusive ?

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Une erreur de calcul ou l'oubli d'un justificatif peut bloquer votre régularisation annuelle et dégrader vos relations locatives. Nous détaillons la liste complète des charges locatives récupérables et la méthode pour ajuster vos provisions sans commettre d'impair.

  1. Qu'est-ce qu'une charge récupérable pour votre locataire ?
  2. La liste des charges récupérables par catégorie de dépenses
  3. Comment régulariser les charges locatives chaque année ?
  4. Les frais qui restent à votre charge exclusive

Qu'est-ce qu'une charge récupérable pour votre locataire ?

Les charges récupérables, fixées par le décret de 1987, incluent l'eau, le chauffage collectif, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) et l'entretien des parties communes. Le bailleur avance ces frais liés à l'usage quotidien du logement.

Cette avance de trésorerie initiale nécessite de bien comprendre comment vous allez récupérer vos fonds sans commettre d'erreur de gestion.

Comprendre le mécanisme de l'avance de frais

Vous réglez initialement les factures de la copropriété ou des prestataires extérieurs. Ces sommes correspondent à des services dont seul votre locataire bénéficie réellement au quotidien. C'est une avance nécessaire.

Le locataire vous rembourse ces dépenses via des provisions mensuelles régulières. Il s'agit d'un flux financier neutre pour votre trésorerie personnelle. L'objectif est de couvrir l'usage privatif et l'entretien courant. Précisez bien que ce n'est pas un complément de loyer.

Ce mécanisme de remboursement est strictement encadré par la loi française. Vous ne pouvez pas inventer de nouvelles catégories de frais arbitraires. Tout repose sur le principe de l'utilité directe pour l'occupant.

La liste limitative fixée par le décret de 1987

Le décret n°87-713 constitue votre unique référence légale pour la gestion. Il liste précisément chaque poste de dépense refacturable au locataire. Sortir de ce cadre expose le bailleur à des litiges ou des remboursements forcés.

Cette liste est dite limitative, ce qui signifie qu'elle est exhaustive. Si une dépense n'y figure pas, elle reste à votre charge exclusive. C'est une protection majeure pour le locataire contre les abus. Cela sécurise aussi vos appels de fonds annuels.

La jurisprudence confirme régulièrement le respect strict de ce texte officiel. En cas de doute, consultez toujours cette nomenclature précise. Elle évite les interprétations hasardeuses lors de la régularisation des comptes avec votre locataire.

La liste des charges récupérables par catégorie de dépenses

Après avoir défini le cadre légal, voyons concrètement quels postes de dépenses vous pouvez intégrer dans votre décompte annuel.

Entretien des parties communes et espaces verts

Les frais d'électricité des couloirs et le nettoyage des halls sont récupérables. Cela inclut aussi les produits d'entretien. La petite maintenance des équipements communs entre dans cette catégorie.

Pour les espaces verts, vous facturez la tonte et l'entretien des massifs. Les aires de jeux et parkings extérieurs suivent la même règle. Concernant le gardien, seule une partie de son salaire est récupérable selon ses missions exactes.

  • Électricité des communs
  • Frais de nettoyage
  • Entretien des jardins
  • Part du salaire du concierge

Eau, chauffage collectif et maintenance des ascenseurs

Les consommations d'eau froide et d'eau chaude sont les postes les plus courants. L'énergie nécessaire au chauffage collectif est également refacturable. Veillez à bien distinguer l'abonnement de la consommation réelle.

L'entretien des ascenseurs est récupérable pour les contrats de maintenance courants. Les visites de contrôle obligatoire incombent au locataire. En revanche, les grosses réparations ou remplacements de cabine restent à votre charge.

Précisez que les menues réparations sur les têtes de radiateurs ou les compteurs sont locatives. Ces petits frais maintiennent le système en bon état de marche.

Les taxes récupérables comme la TEOM

La Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) est intégralement récupérable. Elle figure sur votre avis de taxe foncière reçu chaque automne. C'est un impôt lié au service de collecte.

La taxe de balayage et la redevance d'assainissement s'ajoutent à cette liste. Ces prélèvements locaux sont liés à l'occupation du bien. Le locataire doit s'en acquitter au prorata de son temps de présence.

Mentionnez le droit de bail pour les anciens contrats. Ce cas devient rare mais reste légalement possible dans certaines situations spécifiques.

Comment régulariser les charges locatives chaque année ?

Une fois les dépenses identifiées, il convient de procéder au calcul final pour ajuster les versements de votre locataire.

Le calcul entre provisions et dépenses réelles

Comparez le total des provisions versées avec vos factures réelles. En copropriété, utilisez le relevé annuel envoyé par le syndic. La répartition se fait selon les tantièmes définis dans le règlement. C'est une étape comptable indispensable et annuelle.

Le solde peut être positif ou négatif. Vous demandez un complément ou vous remboursez le trop-perçu au locataire rapidement.

Élément Récupérable À la charge du propriétaire
TEOM Oui (taxe ordures) Non
Gros travaux Non Oui (structure)
Eau froide Oui (consommation) Non
Ravalement Non Oui (entretien bâti)
Nettoyage communs Oui (entretien) Non
Ascenseur (maintenance) Oui (entretien courant) Non (remplacement)

Informer votre locataire et présenter les justificatifs

Envoyez le décompte détaillé un mois avant la régularisation effective. Ce document doit ventiler chaque catégorie de charges. C'est une obligation légale pour la transparence de votre gestion locative.

Tenez les justificatifs à disposition pendant six mois après cet envoi. Le locataire peut consulter les factures ou les contrats de maintenance. Cette période de consultation garantit l'absence de contestation ultérieure.

L'utilisation d'un outil comme Gomaloc facilite grandement cette tâche. Vous automatisez l'envoi des documents et sécurisez vos données locatives.

Délais de prescription et erreurs de régularisation

Vous disposez de trois ans pour réclamer des charges oubliées. Au-delà, l'action est prescrite et les sommes sont perdues. Soyez donc rigoureux dans votre suivi calendaire chaque année.

En cas de régularisation très tardive, le locataire peut exiger un étalement. Cela évite un impact trop lourd sur son budget mensuel. Un accord amiable est toujours préférable pour maintenir de bonnes relations.

Pour les propriétaires dans les DOM-TOM, la gestion à distance impose une vigilance accrue sur les délais postaux.

Les frais qui restent à votre charge exclusive

Pour éviter tout conflit, il est tout aussi crucial d'identifier les dépenses que vous ne pourrez jamais refacturer.

Travaux de structure et gros équipements non refacturables

Les travaux de toiture ou le ravalement de façade sont à votre charge. Ces dépenses touchent à la structure même du bâtiment. Elles valorisent votre patrimoine immobilier sur le long terme.

Le remplacement d'une chaudière vétuste ou d'un interphone défectueux vous incombe. Le locataire ne paie que l'entretien annuel obligatoire. Ne confondez pas maintenance courante et investissement lourd pour l'équipement.

Ces charges non récupérables sont souvent déductibles de vos revenus fonciers. Elles réduisent ainsi votre imposition globale de manière légale.

Spécificités du forfait de charges en location meublée

En location meublée, vous pouvez opter pour un forfait fixe. Ce montant reste identique chaque mois, peu importe les dépenses réelles. C'est une solution de simplicité administrative pour le bailleur.

Aucune régularisation annuelle n'est possible avec ce système forfaitaire. Vous n'avez pas besoin de fournir de justificatifs détaillés au locataire. Attention toutefois à bien estimer le montant initial pour ne pas perdre d'argent.

Choisissez le mode de récupération selon votre profil d'investisseur. Le forfait rassure souvent les locataires de courte durée.

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Maîtriser le décret de 1987, les taxes comme la TEOM et la régularisation annuelle sécurise votre rentabilité. Anticipez vos décomptes pour éviter toute prescription et garantir une gestion sereine. Simplifiez dès maintenant le suivi de vos charges récupérables pour pérenniser vos revenus locatifs en toute confiance.

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